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17/03/2011

AF 447. Air France devant les juges.

Une « grande inquiétude »... Le 24 septembre 2008, dans un message adressé à Airbus, Air France faisait part de sa « grande inquiétude » à propos des nombreux cas d’incohérence des vitesses mesurées par les sondes Pitot Thalès AA en ces termes :

 

« The occurence [sic] of these numerous cases in these last 4 months is a big concern for AFR as the flight safety is involved. »

 

Mais les responsables de la compagnie Air France ont été incapables de résoudre un grave problème lié à la sécurité des vols, les décisions prises par ces responsables n’étant pas adaptées à la gravité constatée.

 

En novembre 2008, Air France avait enregistré 6 incidents graves précurseurs (A330/340). Il y en aura 15. Air France s’est contentée à cette époque de demander à ses équipages d’être « vigilants » et de demander à ses mécaniciens de remplacer les sondes Pitot Thalès AA par les sondes Thalès BA « sur panne ».

 

…mais pas de réaction appropriée. Compte tenu de cette « grande inquiétude » devant les événements liés au défaut des sondes Pitot et l’absence de solution technique de la part du constructeur, les responsables d’Air France devaient engager les équipages et les services dédiés à la préparation et au suivi des vols à la plus extrême prudence : évitement des zones potentiellement dangereuses par la présence de cristaux de glace notamment lors de la traversée de la Zone de Convergence Intertropicale, choix de routes alternatives plus favorables (UN 741 pour AF 447 par exemple).

 

En réalité, Air France a commencé à s’interroger… après le crash ! En effet, dans une lettre adressée au Personnel Navigant Technique le 20 octobre 2009, le Directeur des opérations aériennes et le Directeur de la sécurité annonçaient toutes les décisions prises en précisant en préambule : Nous avons choisi de renforcer nos défenses sur l’ensemble des éléments sur lesquels nous nous sommes interrogés à la suite de l’accident de l’AF 447.

 

Après Airbus et Air France, on attend maintenant avec impatience la mise en examen de la DGAC, du BEA et de l’EASA. Madame Zimmermann a tous les éléments qu’il faut pour cela. On peut rêver…

20:08 Écrit par HMC | Commentaires (2)

Commentaires

Oui, Henri, on peut rêver de voir les BEA, DGAC et EASA répondre de leurs fautes criminelles, mais ces gens là ne seront pas inquiétés par la merveilleuse justice française. Suite à cette fichue loi Fauchon qui exonère de fait toutes les entités industrielles et administratives de n'importe quelles erreurs, ils seront blanchis comme ils l'ont été pour d'autres crashs.
Responsables, grassement rémunérés, avides de belles carrières, mais...pas coupables!
Au fait, tous ces merveilleux fonctionnaires, prennent-ils parfois l'avion? Même en Première, on se crashe!

Écrit par : jcb | 19/03/2011

Ah ! Henri ! si on arrivait à mettre un jour ces "ronds de cuir" face à leurs responsabilités...dommage que Badinter n'ai pas prévu de "derog" !

Écrit par : JFL | 05/04/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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