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24/06/2011

Mensonge et crédulité : la « tchernobylisation »

Image1.jpgA ceux qui contestent le fait que le pouvoir politique, les services officiels et les médias puissent s’entendre pour « rouler dans la farine » une population entière, voici la preuve que c’est, hélas, tout à fait possible.

 

Extraits de  Contamination des sols français par les retombées de l’accident de Tchernobyl. LES PREUVES DU MENSONGE par Corinne Castanier, directrice de la CRIIRAD (document disponible ICI)

 

« Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose, projetant des débris hautement radioactifs à plus de 2 000 m d’altitude. Des quantités considérables de particules et de gaz radioactifs sont rejetées 10 jours durant.

 

Tchernobyl se trouve en Ukraine, à 130 km au nord de Kiev, à plus de 2 000 km de la France, mais la contamination s’étend rapidement. Dès le 26 avril, poussés par des vents d’altitude qui soufflent du sud / sud-est à environ 30 km/h, les panaches contaminés gagnent la Biélorussie et la Pologne. Le 27, ils progressent vers la Finlande et la Suède où des balises de surveillance vont permettre, le 28 avril, de donner l’alerte. À cette date, les vents soufflent de l’est et portent la contamination vers l’Europe centrale. Le territoire français est atteint dès le 29 avril -– une très forte augmentation de la radioactivité de l’air est attestée à Verdun, dans la Meuse et à Marcoule, dans le Gard. Le 1er mai, le «nuage de Tc h e r n o b y l» recouvre la Corse et la quasi-totalité de l’hexagone. »

/…/

Le 29 avril 1986, alors que les masses d’air contaminé ont largement franchi les Alpes et le Rhin, le SCPRI publie un premier diagnostic : " [À Tchernobyl], en ce qui concerne les populations, il y a certes un problème d’hygiène publique, mais pas de réel danger, et certainement pas plus loin que 10 à 20 km au nord de la centrale. (…) En France, en tout cas, compte tenu de la distance et de la décroissance dans le temps, si l’on détecte quelque chose, il ne s’agit que d’un problème purement scientifique. "

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À quelques exceptions près, l’information est bien contrôlée par les services officiels. Michel Chevalet, alors responsable du service scientifique de TF1, se félicite d’avoir échafaudé l’information de concert avec François Cogné, l’un des responsable du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA). Celui-ci a contacté le journaliste avant même qu’il ne tente de le joindre et " pendant plusieurs jours, à propos de Tchernobyl, [leur] collaboration a été permanente. "

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Il est important de préciser que cette loi du silence n’a jamais été rompue. Aucun des services en charge de la radioprotection et de la sûreté nucléaire n’a jamais fait mention des évaluations de mai 1986 : tout le monde s’est entendu pour occulter le problème et conclure à la bonne gestion du dossier par le SCPRI. »

06:24 Écrit par HMC | Commentaires (0)

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