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01/08/2011

AF 447 : parole d’expert

« Si le BEA était cohérent et convaincu de ce qu'est la sécurité des vols, son analyse très pertinente de la suppléance du Commandant de Bord et du danger présenté par la règlementation accidentogène  en vigueur devrait être suivie de la recommandation de sécurité suivante avec application immédiate:

 

-Dans l'attente des réactions de l'AESA et de la DGAC, le BEA recommande que, pour les courriers nécessitant un renfort de l'équipage technique, la suppléance du Commandant de Bord soit immédiatement et systématiquement assurée par un autre Commandant de Bord.

 

Quelle horreur ce qu'ils ont vécu ! Et le BEA, sans aucune compassion ni compréhension ni rigueur ni intelligence avance tel le rouleau compresseur avec un seul objectif: accumuler les mentions restrictives lui permettant de désigner l'équipage et protéger ses donneurs d'ordres. Tellement concentré sur son objectif qu'il ne se rend même pas compte du ridicule de certaines de ses remarques assassines. "Ils n'ont pas causé aux passagers". Gravissime lacune commerciale; ils n'avaient que ça à faire ! Ne pouvait-on pas regrouper ces détails dans un petit paragraphe annexe ? Avec, par exemple, les faits imputables au BEA lui même et causaux ou contributifs de la catastrophe ? »

08:58 Écrit par HMC | Commentaires (6)

Commentaires

Effectivement, cette observation du BEA m'a beaucoup surpris et je me suis demandé quelles étaient les consignes en cas de détresse: l'équipage doit informer les passagers qu'ils courent le risque de mourir à cause d'une situation jugée irrécupérable? Par ailleurs, si effectivement après la rapide montée à 38000 ft et la descente qui s'amorce, il n'y a pas eu plus de sensation qu'une forte turbulence et/ou un trou d'air, par la suite, comme vous le remarquez, les pilotes ont été sans doute plus occupés à tenter de rattraper la situation que de passer des informations inquiétantes aux passagers ! Etrange remarque du BEA.

Écrit par : Denis David | 01/08/2011

Bonjour,
moi aussi j'ai bien été surpris par cette remarque du BEA.
"Message du commandant de bord, à tous les passagers, attendez vous à un crash." c'est vachement utile !!! Surtout quelle en est la valeur ajoutée pour l'enquête ? J'ai plutôt pris cette remarque comme si on voulait enfoncer encore un peu plus les pilotes ...

Écrit par : Phil | 02/08/2011

Hello,

Le BEA remarque que il n'y a pas eu d'annonce aux passagers
D'autre part .. il est dit dans de nombreux points de presse et interviews avec des spécialistes du monde de l'aviation ... que les passagers n'ont pas du se rendre compte du destin qui les attendaient.
C'est en tout cas ce qu'espèrent tout ceux (ou organismes) qui devront payer domages et interets aux familles .....
Si il est prouvé que les passagers savaient leur destin ... les sommes a payer aux familles vont grimper du fait d'un ajout de souffrance morale.

Écrit par : Gus | 02/08/2011

Ce que BEA ne souhaite pas voir dans son rapport, c'est que le vol sur ces gros avions patauds et occasionnelement aveugles n'est qu'une "abberration statistiquement acceptable" calculée à l'avance par les ingénieurs et irratrapable par le pilote. Nous avons oublié les fondamentaux du vol, une situation de décrochage ne devrait pas être si désesperée. Compter sur la puissance des réacteurs pour s'en sortir est une manoeuvre brutale et désesperée valable uniquement si l'ont est trop près du sol: c'est la négation du principe de vol, on n'est pas dans une fusée! Et dire qu'ils ne pouvaient même pas de rendre compte de l'assiette, autant appeler ça un cerceuil en chute libre!
Ces avions sont impilotables au sens vrai du terme. Ils ne sont effectifs que dans le cadre d'un voyage sans encombre dont les conditions sont calculées par les ingénieurs en fonction des statistiques de risques. Le vol (si l'on peut encore l'appeller ainsi, un peu comme on peut se demander si la conduite en autoroute est bien de la conduite automobile) est en quelque sorte pensé "à l'avance" (lors de la conception de l'avion), laissant au pilote un rôle subalterne, qui permet quand même au constructeur de l'accabler en cas d'accident. Les risques sont très faibles mais lorsqu'ils se manifestent il n'y a plus aucune marge de manoeuvre (les philosophes diraient "plus aucun libre arbitre") ce qui pose un problème de conscience assez profond dans notre société où la technologie inféode l'être humain (içi le pilote). Ces acidents sont donc plus difficiles à accepter pour les familles des victimes (en gros, ils sont victimes d'un programme industriel, autant dire d'un ordinateur qui a "préparé son coup" longtemps à l'avance, mais ça c'est politiquement et économiquement beaucoup trop dur à accepter).

Écrit par : joan | 04/08/2011

Ce que BEA ne souhaite pas voir dans son rapport, c'est que le vol sur ces gros avions patauds et occasionnelement aveugles n'est qu'une "abberration statistiquement acceptable" calculée à l'avance par les ingénieurs et irratrapable par le pilote. Nous avons oublié les fondamentaux du vol, une situation de décrochage ne devrait pas être si désesperée. Compter sur la puissance des réacteurs pour s'en sortir est une manoeuvre brutale et désesperée valable uniquement si l'ont est trop près du sol: c'est la négation du principe de vol, on n'est pas dans une fusée! Et dire qu'ils ne pouvaient même pas de rendre compte de l'assiette, autant appeler ça un cerceuil en chute libre!
Ces avions sont impilotables au sens vrai du terme. Ils ne sont effectifs que dans le cadre d'un voyage sans encombre dont les conditions sont calculées par les ingénieurs en fonction des statistiques de risques. Le vol (si l'on peut encore l'appeller ainsi, un peu comme on peut se demander si la conduite en autoroute est bien de la conduite automobile) est en quelque sorte pensé "à l'avance" (lors de la conception de l'avion), laissant au pilote un rôle subalterne, qui permet quand même au constructeur de l'accabler en cas d'accident. Les risques sont très faibles mais lorsqu'ils se manifestent il n'y a plus aucune marge de manoeuvre (les philosophes diraient "plus aucun libre arbitre") ce qui pose un problème de conscience assez profond dans notre société où la technologie inféode l'être humain (içi le pilote). Ces acidents sont donc plus difficiles à accepter pour les familles des victimes (en gros, ils sont victimes d'un programme industriel, autant dire d'un ordinateur qui a "préparé son coup" longtemps à l'avance, mais ça c'est politiquement et économiquement beaucoup trop dur à accepter).

Écrit par : joan | 04/08/2011

JOAN " Et dire qu'ils ne pouvaient même pas se rendre compte de l'assiette, autant appeler ça un cercueil en chute libre!"


Ah bon les pilotes volent les yeux bandés maintenant pour ne pas avoir peur peut être.!!!!!!

JOAN " Ces avions sont impilotables au sens vrai du terme."

Evidemment on ne pilote plus aux fesses avec des commandes de vol électrique
Bien sur en loi normale on ne passe pas sur le dos !!!!!

Écrit par : topceiling | 06/08/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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