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17/11/2011

Danger au décollage de l’Ile de la Réunion (suite)

La piste 12 de l’aéroport de Gillot est utilisée pour le décollage des avions gros porteurs.

 

RESA_GILLOT_1.jpgLes obstacles liés au port de Sainte Marie, situé à 60m de l'extrémité de cette piste (photo), provoqueront une catastrophe si un avion sort de la piste lors d'une interruption de décollage par exemple. L’association Safety First dénonce la présence de ces obstacles depuis plus de 10 ans (lire la réponse de la DGAC en date du 3 novembre 2011 ci-dessous).

 

Dans son rapport final d’audit de la sécurité réalisé dans notre pays en juin 2008, l’OACI constate que l’État français ne respecte pas les exigences de l’Annexe 14 de la convention de Chicago qui impose que chaque piste soit pourvue d’une aire de sécurité sans obstacle à son extrémité (RESA) d’une longueur recommandée de 300m et d’une largeur égale à deux fois celle de la piste.

 

Suite à ce rapport, la DGAC s’est engagée à publier un texte réglementaire le 1er janvier 2011 mais, à ma connaissance, cela n’a pas encore été fait.

 

En août 2010, l’OACI a rappelé à ses membres que si la réalisation d’une RESA est techniquement impossible pour une piste particulière il faut alors envisager de réduire les distances déclarées de cette piste car, « les incidents et les accidents liés à la sortie de piste sont devenus très répandus et les aéroports doivent s'assurer que cette disposition est mise en œuvre » précise l’OACI (ref APIRG/17).

 

Du fait de la présence du port de Sainte Marie, la réalisation d’une RESA à l’extrémité de la piste 12 est techniquement impossible. Les autorités de l’aéroport de Saint Denis/Gillot et la DGAC doivent donc réduire les distances déclarées de cette piste d’environ 300m pour créer une RESA, ce qui aura pour conséquence de rendre aléatoires les vols sans escales entre l’Ile de la Réunion et la métropole… à moins de diminuer la charge marchande transportée habituellement par les avions de façon significative.

 

Il est légitime de penser que, pour ne pas imposer cette restriction commerciale aux transporteurs, la DGAC demande aux passagers et aux membres d’équipages de s’accommoder du danger lié à la présence du port de Sainte Marie à l’extrémité de la piste 12 de l’aéroport de Gillot.

 

Il est nécessaire de rappeler que

·        30% des accidents aériens sont dus à des sorties de piste.

·        dans son rapport d’enquête technique sur l’accident de l’Airbus A-340 d’Air France à Toronto le 2 août 2005, le BST canadien affirme : « Si la piste 24L avait comporté une aire de sécurité d’extrémité de piste (RESA) construite selon la pratique recommandée de l’OACI, /…/ les dommages à l’avion et les blessures des passagers auraient peut-être été moindres ».

 

Réponse de la DGAC :

 

RUN_réponseGANDIL.jpg

 

06:17 Écrit par HMC | Commentaires (0)

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