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09/01/2012

COMMUNIQUE DE PRESSE DE l’ASSOCIATION DE DEFENSE DES FAMILLES DES VICTIMES de la catastrophe aérienne de Charm-el-Cheikh

Monsieur Claude FOUCHARD, président de l’Association A.D.F.V.C.Charm-el-Cheikh

01 30 71 02 94 cafouchard@orange.fr 

 

Les familles des victimes se sont réunies le 3 janvier 2012 au cimetière du Père Lachaise pour commémorer le huitième anniversaire de la catastrophe qui a coûté la vie à 148 personnes dont 135 touristes français. Devant la stèle qui rappelle ce drame, le président de l'Association, Claude Fouchard, a rappelé les obstacles qui empêchent le déroulement normal de l'instruction pénale menée par les juges d'instruction à Bobigny. En particulier les autorités égyptiennes restent sourdes aux demandes que leur ont adressées les juges par plusieurs Commissions Rogatoires Internationales, notamment en ce qui concerne la transmission de l'intégralité de la "boite noire" contenant les enregistrements des conversations de l'équipage, et divers témoignages importants.

 

Cette fin de non recevoir, qui dure depuis des années, et viole la Convention d'entraide judiciaire franco-égyptienne, ne peut être vaincue que par l'intervention des autorités françaises au plus haut niveau. Nous avons attendu cette intervention de Messieurs Chirac et Sarkozy qui se flattaient de leurs bonnes relations avec Monsieur Moubarak. En vain. Nous l'avons espérée de M. Juppé qui a rendu visite aux nouveaux responsables égyptiens en 2011, en vain également.

 

Ne répondant même pas à nos courriers, ils semblent se désintéresser totalement de leurs 135 compatriotes disparus.

 

Notre combat pour la vérité continue.

 

En complément de ce communiqué destiné à tous les media; je joins en tant que responsable de la cellule technique de l'association - une note résumant les questions techniques spécifiques à cette affaire à l'intention de la presse aéronautique. Daniel Vialet.

 

(lire la suite : note technique)


Catastrophe de Charm-el-Cheikh

Résumé de l’aspect technique fin 2011

 

Les conclusions de l’enquête administrative ou enquête de sécurité :

3 états ont été impliqués dans l'enquête de sécurité qui a suivi l’accident:

-L'Egypte: Le pays d'immatriculation de l'appareil

-Les Etats Unis pays constructeur du Boeing 737

-La France pour le fait que la quasi-totalité des victimes étaient de nationalité Française

 

3 conclusions différentes :

-Pour les Américains (NTSB) il n'y a pas défaillance de la machine et la cause serait entièrement d'origine humaine.

-Pour les Egyptiens (MCA) L'équipage a réagi comme il le fallait suite à une défaillance technique non identifiée parmi 4 possibles : Défaillance électrique du système de trim ailerons, défaillance du pilote automatique qui aurait refusé de se désengager, défaillance au niveau du volant copilote ou défaillance au niveau de la chaîne de secours spoiler.

-Pour les Français (BEA) Seule 2 causes de défaillance technique restent possibles : défaillance électrique du système de trim ailerons ou défaillance du pilote automatique qui aurait refusé de se désengager, et ceci associé à un problème de désorientation spatiale du Commandant de bord.

Il est évident que la cacophonie des conclusions n’est en rien satisfaisante pour les familles, d’autant plus que des erreurs irréparables ont été commises lors de l’enquête :

-Moins de 10% des pièces ont été remontées

-Le vérin électrique de trim aileron qui avait la mémoire mécanique de sa dernière position est resté au fond de la Mer rouge alors que c’est la première hypothèse du MCA et du BEA

- Des témoignages extrêmement importants du drame ont été omis. Nous pensons au Commandant de bord d’Egyptair 227 qui aurait entendu des messages de Flash Airlines sur la fréquence de détresse !

 

L’enquête associée à la procédure pénale :

Elle est toujours en cours.

Nous en sommes à la seconde expertise.

La première qui concluait à une faute humaine de l’équipage était décevante car trop peu étayée.

La seconde  expertise est plus étayée. Elle a donné lieu à la reprise intégrale des données source de la boite noire des paramètres de vol appelée  DFDR.

Elle a permis aux experts cette fois-ci de travailler sur les bonnes valeurs de position gouvernes et non sur des valeurs erronées comme l’avaient fait Boeing et tous les experts précédents.

                De plus elle s’est appuyée sur non plus une analyse à la seconde, mais une analyse avec une grille de temps de 1/64 ième de seconde et utilise une méthode complètement nouvelle à laquelle ni le constructeur Boeing ni aucun des experts précédents n'avaient pensé (experts judiciaires et enquêteurs MCA , BEA et NTSB).

                 Cependant, cette approche nouvelle et intéressante s’est faite un peu dans la précipitation et a négligé certaines précautions d’usage comme la validation des modélisations mathématiques utilisées ou encore les conséquences sur les  incertitudes des valeurs liées au codage numérique par le système de bord des données analogiques de positions des gouvernes. Elle demandait également une série de validation par une séquence d’essais au sol et en vol sur un avion de même type.

                 Pour cela nos avocats ont fait appel pour que la justice française trouve les crédits pour réaliser ce vol d’essai et de confirmation de la méthode. Nous avons conscience en ces temps de crise que le temps et le coût des ces enquêtes posent problème mais n’oublions pas qu’au lendemain du drame, le président de la République et le directeur du BEA nous avaient solennellement promis toute la lumière et toute la vérité !

 

Le problème de l’accès au CVR par les experts judiciaires

                Enfin l’élément le plus important pour nous est que les experts judiciaires puissent disposer ou travailler de manière scientifique (méthode d’analyse spectrale, étude approfondie de sons divers des intonations et quantification des efforts de l’équipage sur les commandes)

                Jusque là l’Egypte fait obstruction au bon fonctionnement de la justice en refusant cette analyse aux experts judiciaires.

                Or cette analyse est indispensable pour étayer et conforter les hypothèses issues de l’analyse des autres sources d’information.

                La vérité se construit comme un puzzle et si la moitié des pièces manquent, on n’arrivera pas à reconstituer le puzzle.

                L’attitude de l’Egypte est pour les familles incompréhensible.

 

3 janvier 2012

 

D. VIALET :   Responsable cellule technique de l’association des familles de victimes de la catastrophe de Charm el Cheikh

20:32 Écrit par HMC | Commentaires (2)

Commentaires

Hello,

Maintenant que sa femme doit être remise de ses couches .. il faut absolument que Sarko envoie Carla en Egypte pour récupérer les boîtes noires comme il avait envoyé son ex pour ramener quelques infirmières Bulgares de Lybie
Quel coup de pub pour sa (prochaîne) campagne électorale .. si cela passe dans Paris Match !!
Relèvera t-il le défit .. malgrès les réticences de Juppé .. qui craint un viol sur une place très médiatisée ... :)

A+

Écrit par : Gus | 09/01/2012

Bonjour
J'ai cru comprendre que quelqu'un de ma connaissance aurait pu faire partie des victimes
il s'agit de madame SENECHAL
pourrai-je obtenir des précisions sur cette personne pour éviter les homonymies
Merci d' avance et bravo pour votre ténacité
bien à vous

Écrit par : CHARLES | 09/03/2014

Les commentaires sont fermés.

 
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