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05/03/2012

Procès Concorde : le jour où Arslanian a menti

RAPPAPORT_question_PLA.jpgAlors que le procès en Appel va débuter jeudi, il faut revenir sur le mensonge de Paul-Louis Arslanian lors de l’audience du 2 mars 2010. Me Rappaport interpellait l’ancien patron du BEA en ces termes :

 

« A quel moment a été envisagé le risque incendie à la suite d’un éclatement de pneu ? »*

 

Ce qui revenait à demander « cet accident était-il, oui ou non prévisible ? » PLA avait déjà répondu « NON » dans le rapport d’enquête technique et il ne pouvait évidemment pas dire le contraire sans mettre directement en cause tous les acteurs du retour d’expérience et notamment le BEA lui-même.

 

On voit bien, à ses réponses (lire ci-contre), que l’ancien patron du BEA était en difficulté, mais la Présidente du Tribunal venait à son secours en faisant remarquer que cette question serait traitée plus tard.

 

Sous la pression de Me Rappaport, Arslanian finissait par lâcher : « à l’étude des évènements, nous n’avons pas relevé de risque incendie. »

 

C’était faux bien sûr, et ça l’est toujours, puisque le 20 juillet 1979, après l’accident de Washington, le BEA, dans une note confidentielle signée de son directeur à l’époque Monsieur GUILLEVIC, mesurait en ces termes la gravité des conséquences possibles d’un éclatement de pneu, notamment : risque d’incendie, avarie grave de moteur, impossibilité de relevage du train d’atterrissage.

 

Extrait de l’ordonnance de renvoi qui prouve qu’Arslanian a menti ce jour-là :

guillevic.jpg 

Note : Le CHSCT-PN d’Air France a répertorié 16 incidents graves et six accidents précurseurs rapportés sur vingt-quatre années d'exploitation d'une flotte de 13 avions. Ajoutées aux 57 éclatements de pneumatique, ces défaillances offrent une photographie précise de la vulnérabilité du Concorde. Le BEA n’a publié aucun rapport d’enquête à propos de ces précurseurs ni, évidemment, émis aucune recommandation. Et la DGAC n’a pris aucune décision pour traiter comme il le fallait le grave défaut de cet avion et donc sa certification.

 

*Il faudra que cette question soit à nouveau posée lors du procès en Appel

21:10 Écrit par HMC | Commentaires (4)

Commentaires

Salut,

Tout le monde (enfin .. tous ceux qui suivent de près l'accident et procès qui suivit) du Concorde savent très bien que les dés sont pipés et le procès en appel (ne pouvant être refusé puisque Dura Lex Sed Lex) ne changera rien a cet état de fait
Beaucoups de ceux (ou les entités morales) qui devaient faire partie des "déclarés coupables" ont étés déclarés non coupables lors du procès et cela sera certainement confirmé avec plus de force encore a l'issue de la procédure d'appel
Juste ma vision .. du présent et de l'avenir .....

A+

Écrit par : Gus | 28/02/2012

comment se fait-il que des flammes chalumeau ont été vues derrière le réacteur n° 2 avant la rencontre avec cette providentielle pièce métallique.
Quelle serait l'origine de cette flamme, il serait peut-être bon de le savoir ??????
Il fallait qu'elle soit alimentée par de la pression pour exister.
Les techniciens sur réacteurs peuvent-ils répondrent ?
J'attends une explication si cela est possible !!!!!

Salut à tous CM

Écrit par : micaud | 11/05/2012

CRASH DU CONCORDE
C'est bien le feu qui est à l'origine du crash. Mais son origine fait défaut dans les discours entre avocat. Pourtant Mr HIGGINS le 7/5/2012 a bien précisé qu'il fallait une flamme chalumeau pour enflammer le kérosène. Son origine ??? La est la question ??? Il serait bon de connaitre les interventions sur le réacteur n° 2 avant le vol !!! Comme l'a précisé Mr KHANN lé 7/5/2012 il existe surement un document qui les précise. Evidemment entre les mains d'Air France. Si intervention sur le circuit de réchauffe, donc haute pression et qu'une fuite s'est révélée mais non détectée, car essais longs, voici peut-être l'origine. Des témoins Mr SAMOYAULT le 2/5/2012, entre autre, dont le témoignage est contesté ont bien constatés une flamme avant la rencontre avec la pièce métallique.
Donc à la mise en route de la PC pour le décollage, expulsion du carburant par la fuite, vaporisation car orifice petit, par contact avec les paries chaudes du réacteur, effet chalumeau, ensuite fuite des réservoirs et embrasement.

Écrit par : micaud | 15/05/2012

CRASH DU CONCORDE
C'est bien le feu qui est à l'origine du crash. Mais son origine fait défaut dans les discours entre avocat. Pourtant Mr HIGGINS le 7/5/2012 a bien précisé qu'il fallait une flamme chalumeau pour enflammer le kérosène. Son origine ??? La est la question ??? Il serait bon de connaitre les interventions sur le réacteur n° 2 avant le vol !!! Comme l'a précisé Mr KHANN lé 7/5/2012 il existe surement un document qui les précise. Evidemment entre les mains d'Air France. Si intervention sur le circuit de réchauffe, donc haute pression et qu'une fuite s'est révélée mais non détectée, car essais longs, voici peut-être l'origine. Des témoins Mr SAMOYAULT le 2/5/2012, entre autre, dont le témoignage est contesté ont bien constatés une flamme avant la rencontre avec la pièce métallique.
Donc à la mise en route de la PC pour le décollage, expulsion du carburant par la fuite, vaporisation car orifice petit, par contact avec les paries chaudes du réacteur, effet chalumeau, ensuite fuite des réservoirs et embrasement.

Écrit par : micaud | 15/05/2012

Les commentaires sont fermés.

 
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