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30/04/2012

AF 447 : le point sur l’enquête

Alors que le BEA et les experts judiciaires finalisent leurs rapports définitifs, il est important de rappeler ici qu’en mars 2009, 2 mois avant le crash, l’EASA, Airbus et la DGAC considéraient que la condition compromettant la sécurité (« unsafe condition ») résultant du défaut des sondes Pitot Thales AA n’était pas démontrée et qu’il n’était pas nécessaire de rendre le remplacement de cette sonde obligatoire.

 

En publiant en urgence une « Airworthiness Directive » en août 2009, après l’accident, pour éliminer cette sonde et rendre son remplacement obligatoire, l’EASA, Airbus et la DGAC ont admis qu’ils s’étaient trompés et qu’il fallait, par cette mesure, redonner à l’A330 un niveau de sécurité acceptable.

 

Nous l’avons largement démontré dans les notes précédentes.

 

Il appartient aux seuls experts judiciaires* de faire enfin éclater la vérité (ce n’est pas la peine de compter sur le BEA) qui est :

 

Le 31 mai 2009, lorsque le vol AF 447 décolle de Rio pour Paris, l’A330 F-GZCP n’avait pas un niveau de sécurité acceptable à cause du défaut des sondes Pitot Thales AA qui équipaient cet avion. La condition compromettant la sécurité qui en résultait, entretenue par l'absence d'une alarme spécifique "BLOCAGE PITOT" et par un système d'alarme décrochage non conforme au JAR 25, réduisait la capacité des pilotes à gérer une situation dégradée et a provoqué la destruction de l’avion et la mort de 228 personnes.

 

*Alain de Valence, Hubert Arnould, Charles Magne, Eric Brodbeck, Michel Beyris.

14:46 Écrit par HMC | Commentaires (3)

Commentaires

Quelque chose me gêne fondamentalement dans votre site.

Vous vous posez en justicier, vous appelez sans cesse à la sanction judiciaire.

Mais c'est fondamentalement contraire à l'esprit de la sécurité aérienne moderne, qui veut que les erreurs ne soient pas sanctionnées, afin d'établir un climat de confiance permettant la transparence et l'amélioration continue.

Écrit par : Franck Boizard | 05/05/2012

Bonjour Monsieur Boizard, d'abord je ne me considère pas comme un "justicier", rien ne vous permet de l'affirmer. Si la sécurité des vols se nourrit des erreurs par le retour d'expérience, le justice doit sanctionner les fautes commises lorsqu'elles sont caractérisées. Dans le cas d'AF 447, il ne s'agit pas d'erreurs, mais d'options délibérément choisies ou de négligence. De nombreux accidents aériens sont dûs à des fautes commises en amont du cockpit (par exemple le laxisme des autorités de contrôle) et il est normal que les auteurs de ces fautes soient sanctionnés.

Écrit par : HMC | 05/05/2012

Merci de votre réponse.

Écrit par : Franck Boizard | 08/05/2012

Les commentaires sont fermés.

 
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