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13/11/2012

Air France : La chute libre

Canal Plus a diffusé le 12 novembre un reportage intitulé 'Air France - La chute libre' dans le cadre de son émission 'Spécial Investigation'.

Gérard Arnoux, commandant de bord Air France et seul témoin à visage découvert encore en activité dans la Compagnie, tient à faire part de son étonnement sur les méthodes de l'auteur du reportage et a souhaité de lui-même apporter une mise au point sur quelques-unes de ces contrevérités. Dans un souci de transparence, Air France lui a donné la parole.

09:21 Écrit par HMC | Commentaires (2)

Commentaires

Je viens de télécharger et regarder le « Spécial Investigation » concernant « Air France : La chute libre ». Je pense qu’il s’agit de la version complète (elle dure un peu plus de 55 minutes).

L’intervention de Gérard Arnoux ne m’avait pas donné envie de regarder une émission destinée au grand public qui m’aurait paru caricaturale et mystificatrice.

Je dois dire que, mis à part l’intervention inacceptable sur la forme, réductrice et nauséabonde sur le fond, du CDB licencié Labarthe, et une première partie du reportage qui est à charge contre Air France, la deuxième partie pointe tous les conséquences dues, selon le terme dont la député Odile Saugues dit qu’ « elle a eu l’occasion d’en parler », à la « consanguinité » des « élites » qui dirigent le secteur de l’aérien en France (administration, construction, transport).

Dans son livre « Le pilote est-il coupable ? » Michel Asseline rapportait un propos tenu par Gilbert Rovetto futur directeur général des opérations aériennes considérant que la D.G.A.C. était un état dans l’état.

Rovetto, qui apparait dans le reportage lors de l’intervention de Sarkozy, fait une tête en rapport avec l’échec de sa gestion des opérations aériennes. On pouvait attendre mieux d’un scientifique, technicien et pilote, mais son goût pour le compromis politique et pour le jeu dans la cour des décideurs l’a éloigné de sa véritable mission : la sécurité des vols ! S’il a vu le reportage il a dû passer une mauvaise soirée.

Quand on s’est impliqué dans cette compagnie, qu’on sait toutes les alertes lancées par le C.H.S.C.T. et le peu de cas qui en est fait (aujourd’hui encore), quand on sait le mépris affiché envers les organisations syndicales de pilote soucieuses du bien commun (et pas des carrières personnelles), quand on connait les éternelles attaques contre les prérogatives des CDB qui doivent s’adapter à des décisions de gestionnaires irresponsables, on ne peut pas dire que ce reportage « salit » Air France.

Ce qui a sali l’image d’Air France c’est après le président Pierre Giraudet qui fut remarquable, l’incompétence de ses successeurs à privilégier réellement, et non pour le marketing, la sécurité des vols.

Il est vrai que le monde a changé mais les erreurs de base restent les mêmes et ceux qui, éloignés des problèmes techniques, pensent qu’elles sont négligeables en théorie sont ramenés à la réalité par la pratique. Les comptables savent très bien dire combien coûte une bonne formation mais sont incapables de calculer ce que coûte un manque de formation.

Le passage avec le juge d’instruction Germain Sengelin illustre parfaitement la théorique indépendance de la justice et de l’état. Ce juge d’exception a rapidement été écarté du dossier d’Habsheim. Un seul regret à ce moment du reportage c’est que n’ait pas été cité le nom de Norbert Jacquet honorable pilote qui a fait passer des convictions, que l’Histoire retiendra comme justes, avant ses intérêts de carrière personnelle et qui par voie de conséquence a été broyé au nom de la raison d’état. Il est vrai que cela aurait encore plus « sali » la compagnie et sans doute l’honneur des pilotes…

Théo

Écrit par : Pardo | 28/11/2012

Si mon commentaire doit-être publié peut-être ne faut-il pas donner le nom de Gilbert Rovetto qui n'était pas cité dans le reportage et simplement parler du directeur général des opérations aériennes... Le commentaire serait alors le suivant :

Je viens de télécharger et regarder le « Spécial Investigation » concernant « Air France : La chute libre ». Je pense qu’il s’agit de la version complète (elle dure un peu plus de 55 minutes).

L’intervention de Gérard Arnoux ne m’avait pas donné envie de regarder une émission destinée au grand public qui m’aurait paru caricaturale et mystificatrice.

Je dois dire que, mis à part l’intervention inacceptable sur la forme, réductrice et nauséabonde sur le fond, du CDB licencié Labarthe, et une première partie du reportage qui est à charge contre Air France, la deuxième partie pointe tous les conséquences dues, selon le terme dont la député Odile Saugues dit qu’ « elle a eu l’occasion d’en parler », à la « consanguinité » des « élites » qui dirigent le secteur de l’aérien en France (administration, construction, transport).

Dans son livre « Le pilote est-il coupable ? » Michel Asseline rapportait un propos tenu par un pilote, futur directeur général des opérations aériennes, considérant que la D.G.A.C. était un état dans l’état.

Le directeur général des opérations aériennes, qui apparait dans le reportage lors de l’intervention de Sarkozy, fait une tête en rapport avec l’échec de sa gestion des opérations aériennes. On pouvait attendre mieux d’un scientifique, technicien et pilote, mais son goût pour le compromis politique et pour le jeu dans la cour des décideurs l’a éloigné de sa véritable mission : la sécurité des vols ! S’il a vu le reportage il a dû passer une mauvaise soirée.

Quand on s’est impliqué dans cette compagnie, qu’on sait toutes les alertes lancées par le C.H.S.C.T. et le peu de cas qui en est fait (aujourd’hui encore), quand on sait le mépris affiché envers les organisations syndicales de pilote soucieuses du bien commun (et pas des carrières personnelles), quand on connait les éternelles attaques contre les prérogatives des CDB qui doivent s’adapter à des décisions de gestionnaires irresponsables, on ne peut pas dire que ce reportage « salit » Air France.

Ce qui a sali l’image d’Air France c’est après le président Pierre Giraudet qui fut remarquable, l’incompétence de ses successeurs à privilégier réellement, et non pour le marketing, la sécurité des vols.

Il est vrai que le monde a changé mais les erreurs de base restent les mêmes et ceux qui, éloignés des problèmes techniques, pensent qu’elles sont négligeables en théorie sont ramenés à la réalité par la pratique. Les comptables savent très bien dire combien coûte une bonne formation mais sont incapables de calculer ce que coûte un manque de formation.

Le passage avec le juge d’instruction Germain Sengelin illustre parfaitement la théorique indépendance de la justice et de l’état. Ce juge d’exception a rapidement été écarté du dossier d’Habsheim. Un seul regret à ce moment du reportage c’est que n’ait pas été cité le nom de Norbert Jacquet honorable pilote qui a fait passer des convictions, que l’Histoire retiendra comme justes, avant ses intérêts de carrière personnelle et qui par voie de conséquence a été broyé au nom de la raison d’état. Il est vrai que cela aurait encore plus « sali » la compagnie et sans doute l’honneur des pilotes…

Théo

Écrit par : Pardo | 28/11/2012

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