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15/05/2014

AF 447 : perte de contrôle de l’avion

Le 2ème collège d’experts affirme que l’accident est dû à la perte de contrôle de l’avion et que l’équipage n’a pas appliqué la procédure « IAS douteuse » par non compréhension de la situation. Cette incompréhension des pilotes entraînant la non application de cette procédure se retrouve dans la majorité des événements précurseurs, Airbus et l’EASA en avait fait le constat lors de la 14th Flight Safety Conference de Barcelone en octobre 2007, le BEA tardivement après l’accident.

 

La procédure « IAS douteuse » a été créée en 2001 pour éviter justement la perte de contrôle de l’avion suite au blocage des sondes Pitot. Voici un extrait de l’AD 2001-13-13 de la FAA qui reprend celle de la DGAC à la même époque :

 

The Direction Generale de l'Aviation Civile (DGAC), which is the airworthiness authority for France, notified the FAA that an unsafe condition may exist on all Airbus Model A330 and A340 series airplanes. /…/ This amendment adopts a new airworthiness directive (AD) that is applicable to all Airbus Model A330 and A340 series airplanes. This action requires revising the Airplane Flight Manual to advise the flight crew of appropriate procedures to follow in the event of lost or erroneous airspeed indications. This action is necessary to prevent inadvertent excursions outside the normal flight envelope.

 

Donc toutes les parties savaient qu’en cas de non application de la procédure « IAS douteuse » le risque de perte de contrôle de l’avion existait. Toutes les parties savaient aussi que dans la majorité des événements liés au blocage des sondes Pitot les pilotes ne comprenaient pas ce qu’il se passait et donc n’appliquaient pas cette procédure.

 

Ils ont laissé faire, ont la totale responsabilité de ce drame mais se planquent lâchement derrière les pilotes morts en exerçant leur métier.

08:25 Écrit par HMC | Commentaires (4)

Commentaires

je comprends pas pourquoi Airbus ne mets pas de senseurs dans leur tubes pitots avec alarme directe dans le cockpit. L'équipage serait immédiatement informé et prendrait des mesures en conséquence.
je ne suis pas pilote mais ex-controleur aérien à la retraite : j'ai du louper quelques étapes dans ce dossier !

Écrit par : falcou | 18/05/2014

Bonjour, il ne faut pas oublier que les experts sont plus ou moins proches des pilotes, de la compagnie, ou du constructeur; il en découle une certaine influence sur leur conclusions (être parfaitement objectif me semble impossible).
Pour ma part (ex pilote planeur et avion léger), avec des informations très incomplètes (télé), je dois dire que si le givrage des sondes Pitot est à l'origine de l’accident, l'équipage lui n'a fait que des erreurs (pour être poli):
- Le premier serait le Commandant de bord qui avant d'aller se reposer, et sachant qu'un orage était sur leur trajectoire, aurait déclaré ; passer délibérément dans un orage tropical me semble très discutable .
- Ensuite, si j'en crois les bouts de reconstitution des instruments de bord, à partir des enregistreurs; j'ai "vu" une assiette à cabrer d'une quinzaine de degrés, combiné à un vario qui lui indiquait un taux de chute (vertical) de l'ordre de 11 000 Pieds / minute.
Je passe sur les bribes de dialogue au sujet de l'avertisseur de décrochage , et les commentaires ...
Donc un avertisseur de décrochage qui se manifeste (même temporairement) + une assette à cabrer et un Méga taux de chute (durable, pas une turbulence)), ça ne peut être qu'un décrochage avec un avion dont les caractéristiques font qu'il accepte de rester le nez en l'air et relativement contrôlable . (en avion léger c'est le comportement des bons vieux "Rally", toutefois avec un taux de chute plus modeste, d'après mes souvenirs un peu plus de 10 mètres / seconde ) .

Écrit par : ELISE Michel | 22/05/2014

Le fait que les pilotes n'aient pas pu ou su maintenir l'avion en vol n'exonère pas l'EASA, Airbus, la DGAC et le BEA de leurs responsabilités dans ce drame.

Écrit par : HMC | 23/05/2014

HMC,
Au-delà de l'aspect moral,car ces deux co-pilotes sur lesquels beaucoup(trop)
d'accusations sont portées,ne sont pas là pour assurer leur défense,il est un
principe fondamental de droit selon lequel:"nul ne peut se voir opposer ce
dont il n'a eu à connaitre".
Or,ces pilotes ont affirmé:"on n'y comprend plus rien"
Donc,à mon humble niveau de connaissance,il est reproché à ces deux
professionnels confirmés,de n'avoir pas su réagir face à une situation dont ils
n'avaient jamais eu à connaitre
Difficile exercice,tant sur le plan intellectuel que juridique

Écrit par : Erik | 16/07/2014

Les commentaires sont fermés.

 
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