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09/08/2014

AH 5017 et le contrôle SAFA

Après le crash du MD, la DGAC s’est précipitée pour annoncer que l’avion de la compagnie espagnole SwiftAir avait passé avec succès un contrôle SAFA le 22 juillet à Marseille.

 

Tout le monde a pris cette information comme une garantie de l’aptitude technique de l’avion à effectuer des vols.

 

C’est faux ! Lire l’encadré au bas du document !

 

Le présent rapport est un simple compte-rendu des éléments constatés lors de l’inspection et il ne doit donc pas être considéré comme une preuve de l’aptitude de l’aéronef à effectuer le vol prévu.

 

Il faut une semaine pour vérifier l’état d’un avion. Un contrôle SAFA dure en moyenne 30mn. Ce truc n’a d’autre utilité que de rassurer le public crédule : « Partez en vacances tranquilles bonnes gens, la DGAC veille ! »

 

safa.jpg

 

10:59 Écrit par HMC | Commentaires (7)

Commentaires

HMC,

Merci de permettre l'accès à la connaissance...A titre d'anecdote,j'ai eu
l'honneur de parler à un pilote d'essais des années 30 jusqu'au années 70.
Ce très grand Monsieur,polytechnicien,qui en début de carrière s'est rendu
compte qu'il manquait de sens pratique,a eu l'humilité de demander à un
vieux compagnon,de bien vouloir lui apprendre à se servir de ses mains.
Il m'a posé la question suivante:"Savez vous pourquoi à mon age(80 ans+)
je suis toujours en vie ?
Je lui ai répondu: "Non Monsieur"
Avec sa malice il a ajouté:"Eh bien vous savez,c'est parceque chaque fois
qu'un pailleux a essayé de m'imposer quelquechose,j'ai fait systématiquement
le contraire!"
C'est une boutade,mais il y a beaucoup de vrai là-dedans.
Ceux qui s'imaginent régler les problèmes du transport aérien par de simples
formulaires administratifs se trompent lourdement.
Qu'ils demandent plutôt conseil à des professionnels comme HMC,20000heures
de vol à la cinquantaine,plutot que de lui faire perdre son emploi parcequ'il a,
à très juste titre,dénoncé des faits mettant gravement en danger la sécurité
des personnes et des biens.

Écrit par : Erik | 09/08/2014

HMC,

Au sujet de l'expertise,il est bon de savoir que celle-ci est définie en droit par
l'Article 237 du Nouveau Code de Procédure Civile.
Cet article stipule quel le technicien commis par le Magistrat doit s'acquitter de
sa tache avec conscience,objectivité,impartialité.
Ceci est valable pour toute expertise,médicale,aéronautique ou autre.
Tout expert a des devoirs envers les parties.
S'il a été en rapport avec l'une des parties,il doit de lui-même se récuser
afin qu'on ne puisse soupçonner sa parfaite objectivité.
L'expert est tenu au respect du contradictoire,c'est à dire qu'il doit entendre
toutes les parties.
Quand certaines sont hélas décédées,celà est difficile...
Attribuer une responsabilité à une partie dont on n'a pu entendre la version
des faits est contraire à la déontologie de l'expertise.
Toute partie constatant le non respect de ces dispositions légales a le droit
de saisir Monsieur l'Avocat Général chargé du contrôle des experts près de
la Cour d'Appel concernée,en demandant la récusation du dit expert.
Il est aussi possible de saisir la Direction de Professions civiles auprès du
Ministère de la Justice,et meme le Garde des Sceaux .
On constate,hélas,que dans le microcosme aéronautique,ce principe
fondamental n'est pas respecté.

Écrit par : Erik | 10/08/2014

HMC,

Au sujet du document appelé "Contrôle SAFA",on peut faire les remarques
suivantes.
En matière pénale,il existe deux sortes de faux:
-1°)Le faux "materiel",par exemple un document dont l'écriture a été altérée.
(fausse date,par exemple)
-2°)Le faux "intellectuel",document authentique dont la signification a été
intentionnellement modifiée("apte" pour "inapte",par exemple).
Le document "SAFA" n'entre dans aucun des deux cas.
Mais par contre,ceux qui sont à l'origine de la création de ce document,ont,
manifestement créé un "faux intellectuel",puisque le citoyen-passager qui
croit que la vérité est l'expression de la foi publique,est trompé.
Forts de leur immunité pénale dans le cadre de leurs fonctions,ces "responsables" trompent intentionnellement le citoyenpassager,en toute impunité.

Ils refusent meme de déférer aux convocations de la justice...

Écrit par : Erik | 12/08/2014

HMC,

Notre "Loi Fondamentale",ou Constitution de la République,trouve en partie sa
source juridique dans la "Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen" du
26 Aout 1789.
En son article 15,la D.D.H.C. stipule que:

"La société a le droit de demander compte à tout agent public de son
administration."

La liberté de circuler étant une liberté fondamentale,celle-ci doit pouvoir se
faire dans le respect de la sécurité des personnes et des biens.

Il appartient donc aux citoyens concernés de "demander compte" aux
divers "responsables",de leur "administration".

Écrit par : Erik | 16/08/2014

HMC,

Dans un "Etat de Droit",le citiyen croit en la "vérité".Cette dernière est donc
l'expression de la "foi publique".
L'administration,quant à elle,est "obligée de vérité et de respect de la foi
publique".
Ce document appelé "Contrôle SAFA" interpelle vraiment,et l'on s'interroge
sur son utilité.
Ne trompe-t-il pas le citoyen-passager en lui faisant croire que la "sécurité
des personnes et des biens" est assurée?

La liberté de circuler étant fondamentale,ne sommes-nous pas en présence
de la double infraction qui caractérise une "voie de fait",c'est à dire:

a)Une violation grave de la légalité par un "faux intellectuel".

b)Une double atteinte à une liberté fondamentale(sécurité et circulation).

Si tel était le cas,le Juge Judiciaire serait compétent,et les parties
concernées pourraient demander réparation du préjudice conformément
aux dispositions du Code Civil.

Écrit par : Erik | 17/08/2014

HMC,

Ce qui caractérise l'Etat de Droit,est l'obligation faite à l'autorité de motiver
ses décisions.

Le "bon plaisir" est en effet aboli...

Ne peut-on pas s'interroger sur les motivations,tant de fait que de droit,d'une
décision de l'autorité aéronautique créant un "Rapport d'inspection au sol",
dans l'intention de garantir aux passagers le niveau de sécurité requis,alors
que le document matérialisant ce "contrôle"affirme qu'il "ne doit pas etre
considéré comme une preuve de l'aptitude de l'aéronef à effectuer le vol
prévu". sic

Sommes -nous dans le domaine technique aéronautique,ou à la cour des
Medicis?

Écrit par : Erik | 19/08/2014

HMC,

Est-ce que les précautions prises pour protéger de l'épidémie de virus EBOLA
sont analogues à celles prises en matière technique aéronautique?
Compte tenu de mon niveau de connaissances en médecine,je ne me
prononcerai pas.
Mais il est tout de meme permis (peut-être...),de s'interroger.

Écrit par : Erik | 20/08/2014

Les commentaires sont fermés.

 
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