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12/10/2017

AF66 (4)

1.jpgAlors que le BEA continue d’assurer la com sur son site Internet en nous invitant à faire du tourisme sur le ice-cap (très belles photos, vraiment), en tentant de nous faire croire que personne (Airbus, Air France, GE, P&W) ne sait encore quelles sont les causes de cet accident et qu’il faudra beaucoup de temps pour avoir les réponses aux questions qui se posent (comme d’hab…), nous apprenons que :

  • le 30/09 à 13h49, l’A380 est en croisière au FL 380 lorsque de fortes vibrations et une embardée sont ressenties accompagnées de nombreuses alarmes concernant l’état du réacteur n°4 et des circuits associés. Les pilotes effectuent les nombreuses check-lists tout en descendant au FL 280 car la croisière n’est plus possible aux FL supérieurs (poussée des 3 moteurs restants insuffisante). Le déroutement en urgence vers Goose Bay est décidé.
  • outre ceux propres au réacteur lui-même, les dégâts sont multiples : impacts sur le THS (Trimmable Horizontal Stabilizer), volets extérieurs de bord de fuite percés, intrados de l’aile derrière le moteur n°4 endommagé, volets de bord d’attaque n°3,4 et 5 détruits.

Donc, effectivement, de nombreuses questions se posent et le BEA, dont les enquêtes ont soi-disant pour objectif 3 - Copie.jpgl'amélioration de la sécurité aérienne, ne manquera pas d’y répondre (ou pas…). Les voici :

  • comment un tel accident catastrophique peut-il arriver sans erreur de conception, de fabrication, de maintenance, de vérification ou sans action malveillante ?
  • y a-t-il eu des signaux d'alerte éventuels (maintenance, plaintes ATL et réponses, rapports équipages, ASR et réponses) ?
  • a-t-on déjà une expertise exacte de ce qui s'est passé et a-t-on effectué les vérifications nécessaires pour continuer à laisser voler les avions équipés de GP7200 ou équivalents au niveau des choix technologiques ?
  • les études de risque en certification ont-elles été faites correctement ?
  • quel a été l’effet des dégâts à la structure, aux circuits et équipements : antigivrage voilure, aérodynamique 4 - Copie.jpg(déformation du profil), déplacement et symétrie des surfaces mobiles, comportement en conditions givrantes ;
  • après accident, l'équipage a-t-il eu les moyens de faire un bilan visuel complet des dégâts structuraux ? Un avion de chasse est-il venu l'aider pour cela ?
  • la trajectographie des débris permettra-t-elle de simuler les dégâts collatéraux en cas de survenance à un réacteur interne ?
  • quid de la pertinence des courbes de performances et consommation carburant dans ce type d'accident ?
  • les équipages sont-ils formés, entraînés, maintenus et vérifiés compétents pour ce type de scénario ?
  • quelle configuration avion a été adoptée pour l'atterrissage à masse exceptionnelle et probablement avec une marge de vitesse pour l'incertitude aérodynamique?

 

(à suivre)

13:49 Écrit par HMC | Commentaires (0)

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