Avertir le modérateur

27/03/2018

AF 447. Un pilote accuse !

situationdangereuse.JPGLorsque le 1er juin 2009 à 02h10.05, les pilotes du vol AF 447 récupèrent brutalement leur A330 en pilotage manuel pendant la traversée d’une zone de cristaux de glace non signalée lors la préparation du vol, semblable à celles qui ont précédemment provoqué 34 cas de blocage des sondes Pitot Thalès AA, ils se retrouvent dans une situation dangereuse incompréhensible, très complexe et extrêmement dégradée qui se développe dans un laps de temps très court, caractérisée par une réduction importante des capacités fonctionnelles de l’A330 et une charge de travail excessive qui ne leur permet plus d’assurer leurs tâches avec précision ou de les mener à terme. En l’espace de 49 secondes, ils perdent le contrôle de leur A330 : 228 morts.

Un pilote accuse

  • Airbus, dont le Président était Thomas Enders, d’avoir créé cette situation dangereuse, dont les pilotes n’ont pas pu ou su se sortir, en persistant à vouloir équiper les A330 de la sonde Pitot Thales AA défectueuse dont le blocage n’était pas signalé, en n’imposant pas des limitations d’utilisation de cette sonde défectueuse et en prétendant que l’entraînement des pilotes au décrochage n’était pas nécessaire sur ses avions
  • L’Agence Européenne pour la Sécurité de l’Aviation (AESA), dont le Directeur exécutif était Patrick Goudou, d’avoir créé cette situation dangereuse, dont les pilotes n’ont pas pu ou su se sortir, en refusant d’éliminer la sonde Pitot défectueuse avant l’accident, en n’imposant pas des limitations d’utilisation de cette sonde défectueuse et en autorisant le vol de l’A330 dans un domaine pour lequel les sondes Pitot n’étaient pas certifiées
  • La compagnie aérienne Air France, dont le Dirigeant responsable était Pierre Henri Gourgeon, d’avoir créé cette situation dangereuse, dont les pilotes n’ont pas pu ou su se sortir, en ne prenant pas immédiatement les mesures nécessaires pour informer et former ses pilotes, en ne changeant pas la sonde Pitot défectueuse comme l’avait fait la compagnie aérienne Air Caraïbes Atlantique et en ne donnant pas aux pilotes un moyen d’éviter les zones de cristaux de glace
  • La Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), dont le Directeur général était Patrick Gandil, d’avoir contribué à créer cette situation dangereuse, dont les pilotes n’ont pas pu ou su se sortir, en certifiant la sonde Pitot Thales AA de façon hasardeuse, en restant passif devant la décision de l’EASA et en refusant de publier une consigne opérationnelle
  • Le Bureau d’Enquête et d’Analyses (BEA), dont le Directeur était Paul Louis Arslanian, d’avoir contribué à créer cette situation dangereuse, dont les pilotes n’ont pas pu ou su se sortir, en ignorant que le blocage des sondes Pitot Thales AA entraînait des pannes multiples qui gênaient fortement la conduite de l’A 330, en ne faisant aucune enquête sur les incidents graves précurseurs alors que la Loi 99/243 l’imposait et en ne faisant aucune recommandation de sécurité

Le risque d'une sortie du domaine de vol consécutif à un blocage des sondes Pitot était connu depuis 2001.

Henri Marnet-Cornus

10:50 Écrit par HMC | Commentaires (1)

Commentaires

Question aux experts
Dans son rapport, le BEA affirme que les pilotes ont eu des actions inappropriées sur les commandes déstabilisant la trajectoire ;
Dans leur rapport, les experts du premier collège affirment que le décrochage a été initié par une trajectoire non maitrisée
Dans leur rapport provisoire, les experts du deuxième collège affirment que la perte de contrôle résulte d’actions inadaptées en pilotage manuel
Le constructeur Airbus affirme, lui, que la procédure à appliquer suite au blocage des sondes Pitot fait appel à des techniques de pilotage de base qui sont le maintien de la trajectoire assiette/poussée.
Or, le directeur exécutif de l’EASA, Patrick Goudou affirme de son côté que le mode « alternate » est un mode dégradé. Le constructeur doit démontrer que dans ce mode l'avion reste pilotable, mais dans ces conditions, il n'est pas requis de montrer la conformité avec l'ensemble des règlements de la base de certification
Peut-on demander aux pilotes d’assurer un pilotage de base ou de maitriser parfaitement une trajectoire sans indications de vitesses avec un avion « pilotable » mais non conforme avec les règlements de la base de certification ? (l’A330 en mode « alternate » ne possède pas la stabilité longitudinale statique exigée par le JAR 25.173.)

Écrit par : HMC | 01/04/2018

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu