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01/11/2009

Conférence sur la sécurité le 18 novembre prochain.

Une conférence parlementaire sur la sécurité du transport aérien de passagers aura lieu le 18 novembre prochain à la Maison de la Chimie (Paris). Pour y assister vous devez au préalable vous inscrire et payer un droit d’entrée ! 

 

Après le déjeuner, la table ronde N°3 discutera du niveau de sécurité du transport aérien. Parmi les différents thèmes proposés pour animer ce débat, il n’y a pas, ce n’est pas une surprise, la question la plus importante : « la sécurité des passagers doit-elle composer avec les objectifs de rentabilité de l’industrie du transport aérien ? »

 

dt-banner.jpgDepuis plus d’un an, l’EASA de Patrick GOUDOU a reçu les sévères conclusions d’une étude médicale et scientifique relative à la fatigue des équipages. Cette étude fait de nombreuses recommandations, jugeant que certaines parties de la réglementation actuelle en Europe sur les temps de travail et de repos des équipages (FTL) sont inacceptables. Si l’objectif de l’EASA était de maintenir la sécurité des passagers à son plus haut niveau ainsi que Goudou l’affirme, cette réglementation aurait été immédiatement modifiée comme l'exige la législation propre à l'EASA. Mais non… Car ces recommandations ont bien évidemment été contestées par l’Association des Compagnies Aériennes Européennes (AEA dont Air France fait partie) pour des raisons essentiellement économiques et mercantiles : « ça va nous coûter des millions d’euros » ou « il faudra embaucher 15% de pilotes supplémentaires ».

 

(pour plus d’informations concernant la passivité de l’EASA, voir le site « DEAD TIRED »)

 

pistes_gillot.jpgDepuis plus de 20 ans, et plus encore depuis l’accident d’Air France à Toronto en août 2005, l’OACI recommande que les pistes soient pourvues d'une aire de sécurité sans obstacles de 300m à leurs extrémités (RESA) ou d'un autre moyen d'immobilisation des avions offrant un niveau de sécurité équivalent (système EMAS). Dans son rapport final d’audit de la sécurité (3 au 23 juin 2008), l’OACI constate que l'État français, donc la DGAC, «  n'exige ni ne s'assure du respect des exigences relatives à l'aménagement des aires de sécurité d'extrémité de piste ». Aménager de telles aires de sécurité imposerait, pour certaines pistes, une diminution de leur longueur utilisable donc une diminution de la charge marchande transportée par les avions. La DGAC envisage de publier le texte réglementaire ad hoc en… 2011 ! Pourtant il y a urgence quand on constate par exemple la menace que représentent les obstacles situés à l’extrémité de la piste 12 à Saint Denis de la Réunion.

 

(pour plus d’informations concernant ce danger à Saint Denis, lire ICI)

 

En réalité, l’objectif de l’EASA et de la DGAC est de maintenir la sécurité du transport aérien de passagers à un niveau qui ne pénalise pas les objectifs mercantiles de l’industrie : rentabilité, moindres coûts, productivité. Cela, les « porte-parole » de cette industrie, qui pensent être les seuls à avoir le droit de s’exprimer à son sujet, ne vous le diront pas…

08:24 Écrit par HMC | Commentaires (0)

 
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